Mémoire de coquelicots, le blog de Yvette Sauvage-Lelong

blog de Yvette Sauvage-Lelong, metteur en scène, actrice, théâtre, culture, cinéma, chanteuse, Bourgogne, coquelicots, Montceau, théâtre du Passavent, la Cigogne, association, troupe, compagnie, Dijon, art, littérature, poésie, blog, Saône et Loire

19 juin 2009

A Blanzy ...

Article paru dans le Journal de Saône-et-Loire à la suite de la représentation de L'homme éclaté, donnée vendredi dernier à Blanzy.

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05 juin 2009

"Mes " hommes... (suite)

Encore un! (...de mes hommes, pardon Monique...) alors comme ça le Philibert se détend avant le spectacle!!!  Tout de même : "on est pas sérieux quand on a pas d'âge!" et c'est tant mieux! au Passavent le plaisir de jouer et d' être ensemble ne se mesure pas, il se vit!    
007On ne dirait pas que dans une demi-heure, tu vas émouvoir le public...mais pas d'inquiétude...je vais exploiter ton côté comique! ah! quel beau coryphé tu vas faire! fini la pipe, la liquette et les sabots! a toi, la toge, les bijoux et les lauriers dorés!

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31 mai 2009

de Graf Bouby à Gribouille...

Il faut lire Moi, Graf Bouby, chat de gouttière de Jean Blot...car les aventures qu'il nous raconte dans son langage de chat, nous rappelle sans cesse ce que nous "les humains" devrions avoir et conserver: un peu de modestie, beaucoup d'humour et tant et tant d'amour...
Graf Bouby, est l'incarnation de tous nos chats, pour peu que nous leur prêtions un peu (beaucoup) d'attention...ils sont près de nous, complètement indispensables...quand ils nous regardent, ils nous donnent comme le vertige, on se perd dans leurs prunelles. Ce sont des sages - pas sages! car souvent ils nous laissent, nous abandonnent, avec leur vie passionnée et inconsciente de tous les dangers...et quand ils ne sont plus là, qu'il faut ensevelir leurs petits corps, c'est toujours un peu d'"humanité" qu'on met en terre...Gribouille était le Graf Bouby de Bruno. En revenant d'un concert, Bruno l'a trouvé sur cette route que la petite chatte grise traversait souvent avec une totale insouciance...ce fut bien triste, nous l'avons enterrée tous les deux, elle a rejoint Graf Bouby, mais a laissé orpheline Capsule, sa soeur d'adoption  et nous bien sûr... Il nous manque quelqu'un aux répétitions...

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Quelques uns de "mes" hommes....

Même si on s'amuse beaucoup au Théâtre du Passavent, quand il faut travailler...c'est du sérieux...On peut passer des après-midi ou des soirées entières sur une ou deux chansons. Il nous faut préparer la Fête du Canal à Montceau (dimanche 5 juillet) et la Fête de l'âne à Baron (dans le charollais 12 juillet)...Deux musiciens exceptionnels et un comédien chanteur qui ne l'est pas moins...Il faut travailler individuellement chaque textes et chansons, avant de retrouver tout le groupe qui, lui aussi répète, avant de tout mettre "en place" et être prêt. Ce jour là, Bastien, Bruno et Kiki faisait frémir l'air de leur talent.

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16 mai 2009

Merveilleux week end

Le Théâtre du Passavent à joué L'Homme éclaté à la Briqueterie de Ciry le Noble : un lieu pas du tout "fait" pour le théâtre, mais "magique"... Dans cette usine désaffectée et réhabilitée dans le cadre d'un chantier de réinsertion, nous avons passé des moments "hors du temps"... le "miracle" du "vent qui passe" a soufflé très fort sur notre groupe, avec ses émotions, ses amitiés. Un site où les techniciens en ont "bavés" tant pour monter les décors que pour installer les éclairages...mais au final, les souvenirs resteront...ces moments fragiles et intenses de drôlerie ou de rêves intimes et individuels... Je me sens si près de "mes comédiens-amis", que ce n'est que quelque jours après que je ressens profondément la chance que j'ai..."les" avoir autour de moi, est un plaisir aussi intense que lorsque l'on joue et que l'émotion dégagée par le spectacle "cloue" tout le monde...

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Ce n'est pas une comédie ... et pourtant !
Avant le spectacle, (presque) tout est permis.
Ballade en "liquette de grand-père".

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Rires avant les larmes ...

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Concentration ...

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Bastien (Justin) déjà "Mort pour la France"

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J'ai pour toutes ces personnes une forme d'Amitié-Amour inconditionnelle ...

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A la Briqueterie ...

Voici un article paru il y a quelques jours dans le Journal de Saône-et-Loire et dressant un "compte rendu" de la représentation de L'homme éclaté à la Briqueterie de Ciry-le-Noble.

dimanche 10 mai 2009 - Ciry-le-noble

Ciry-le-Noble
« L'homme éclaté » à la briqueterie

Dans le cadre de la 2e édition de Rencontre d'Histoires de Bourgogne, plusieurs animations ont été proposées. Dimanche après-midi, c'est à la Briqueterie que s'est produit le Théâtre du Passavent avec « L'homme éclaté » pièce écrite et mise en scène par Yvette Sauvage-Lelong. Certes, le site n'est pas un lieu habituel pour le théâtre ; mais que d'émotions pour les acteurs de jouer dans un lieu aussi magique et insolite.
Les locaux, tellement empreints d'histoire ont permis de rendre toute l'émotion dégagée par la pièce. La réalisatrice relate l'histoire de son oncle, mort pour la France à 22 ans dans les Ardennes. Elle a mis en scène deux tableaux présents simultanément : ceux qui sont au front vivant l'enfer et ceux qui sont à la maison et se posant mille questions. Une revient en particulier « pourquoi cette guerre à l'inutile cruauté ?».
Le public était très ému à la fin du spectacle. Que de dureté, que d'émotion !
«L'homme éclaté » n'a pas fini de faire parler de lui puisque le 7e art s'intéresse à cette création locale.

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Le tableau du front : quel réalisme !

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31 mars 2009

"L'Aventure immobile...ou Sur le bord du..."

"Au fil de l'eau point de serments...
Ce n'est que sur terre qu'on ment!"
Entre les répétitions de L'Homme éclaté dont nous devons assurer plusieurs représentations en mai, juin, juillet et août (en attendant novembre à Dijon) et celles de Barbe Bleue, le Théâtre du Passavent à repris le petit sectacle présenté en septembre dernier pour les Journées du Patrimoine à Ecuisses à bord de la péniche "Armançon". Ce spectacle étoffé ( 50 minutes) sera donné le 5 juillet prochain pour la Fête du Canal à Montceau Les Mines, à bord du bateau "Au fil de l'eau"...un "plancher" sera installé sur le pont. 10 comédiens et 2 musiciens ("mon" Bruno" et Kiki, virtuose de l'accordéon) feront revivre la "fluviale", le temps des mariniers, des "charretiers aux longs jours" et du halage avec les animaux...textes, poèmes, dialogues, chansons, les joies et les drames des berges du canal, des ports fluviaux, ou à bord même des chalands. Ce spectacle sera présenté 3 fois (16h, 17h30 et 19h)...
Quand not' Marie-Louise souffre du mal d'amour, parceque son Marius l'a laissée pour une "cht'ite gamine" elle exprime sa détresse en patois... et sur le canal, tout devient possible:
" Mé, j'sus d'Meung sur Loire. J'ai marié un bourguignon et j'lai suivi su l'canal du Centre...
J'en sais quéqu'chose des mauvaises amours...c'est itou su l'canal qu'en mé...
Tu l'r'verras point ton biau coutiau
Y gît à c't'heure au fond du canal
Tu l'auras pus ton pot' bounhneur
C'ui d'ta grand-mé
Même que de d'lui, j'en veux pus
Coumm' de toué
Et c'est coumm' ça
"Le mal? c'est un cailloux qui reste su les pauv' sentiers du coeur"
Chez mé, su mon pauv' sentier à moué, le mal que te m'as fait et qu't'as jamais voulu crouére, aul a laissé pus qu'un cailloux...çeu eun' boun' grosse pierre, ben lourde...de méchanc'té et d'mensonges...
Alors, j'a aiguisé la lame de ton coutiau, nuitée après nuitée, journée après journée...Et pis, quand y'a pus eu qu'un p'tiot tronçon au bout du manche...Et ben, j'l'ai j'té dans l'canal, attaché à la grosse pierre...ça a fait "ploufff"...l'ieau a grouillée...et pis, pus ren...c'coutiau qu'était à toué, çui d'ta grand mé, ben aiguisé...prêt à trancher ton coeur qu'était à moué...ren qu'a moué, te m'l'avait "dit-promis-juré"! Te l'savais ben pourtant, qu'l'amour, au souér d'la vie, c'est du solide, faut pas s'moquer...
Alors, p'tète que j'ai ben fait d'le j'ter
Dans l'canal
...J'aurais ben du l'planter...
Percier ta piau, ton coeur...
Et t'l'arracher..."
 

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28 mars 2009

"Anniversaire"

28 mars 2005...
28 mars 2009...
Il fut long, ce samedi 28 dernier. Dès mon réveil, "elle" était là, Elle ne m'a pas quittée de la journée...même si je n'en montrais rien. Ce jour a été rythmé par le souvenir d'il y a 4 ans...malaise, migraine, les amis partent en randonnée avec les ânes, moi, je reste, pas tranquille après ma visite de la veille...et à 16h...tout est fini...fini...un terme atroce..."c'est la fin...c'est fini..."
Et tu es venue, tu nous a retrouvée près d'elle, alors qu'avec Joanny nous choisissions ses vêtements, ceux qu'elle aimait particulièrement. J'étais bien incapable de pleurer, je faisais ce que je devais faire, et la vague de douleur commençait seulement à se former là-bas, au loin, sur la mer...
"Il n'y a qu'un mot... pour dire la mer...
Pour dire la mère...
Eternelle comme la femme..."
Et aujourd'hui, tu m'as envoyé ces mots, tes mots, tendres et réconfortants, des mots de fille à sa mère...des mots qui m'ont "remise debout", pleins d'espoir, de vie et qui n'oublient pas le passé...
Alors, sans t'en demander la permission (après tout, ne suis-je ta "p'tite mémère" ) j'ai eu envie, besoin même de transcrire tes mots. Grâce à ton attention et à ta tendresse de ce jour, j'ai eu enfin le courage de regarder les dernières photos de Georgette. Il fallait bien que celà arrive...4 ans que je ne l'avais que dans la tête et le coeur, me référant sans cesse à ses photos de jeunesse, comme si elle était intemporelle, et qu'elle était l'héroïne de tous les livres et romans qu'elle avait lus. Elle avait tout simplement rejoint l'immortalité de mon imaginaire...

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"La société qui nous entoure, frénétique, informatique, automatique, nous invite à passer outre...et POURTANT, la peine cachée revient en sourdine.
Elle exige d'être là, elle persiste à cogner...elle rôde, impossible d'ignorer cette visiteuse, la nier...
Les morts nous quittent et restent en même temps, comme une attache céleste...On songe à la délicatesse de leur âme, la tendresse de leur coeur et à la préférence de leur amour...
Tristesse et joie de l'âme
Angoisse et espérance
Passions et inquiétudes
Nous sommes sur la terre comme des voyageurs fatigués, consumés mais...capables d'aimer.
Pour que son nom soit prononcé comme il l'a toujours été, sans trace d'ombre en cette fin de mars (4 ans "déjà"...) je te laise dans l'intimité de ta relation avec Georgette, celle que tu nommes encore...Maman..."

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               dernier anniversaire  31 janvier 2005                               dernier week-end à Montbretange 
                                                                                                                                     
mars 2005

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16 mars 2009

Enfin le site ...

Le site du Théâtre du Passavent est désormais en ligne, vous pouvez le consulter en cliquant sur ce lien

www.theatredupassavent.com

Vous y trouverez toutes les informations sur la compagnie, les dates des représentations, les projets de la troupe, son répertoire théâtral, etc ...
Bonne visite ...

Posté par Y_S_L à 16:35 - Le Théâtre du Passavent - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 mars 2009

L'Alouette et l'Hirondelle, ou..."si c'était à refaire"

Le Musée du Poilu à Cormatin accueillera du 19 avril au 9 mai, une exposition temporaire: "L'été 44, la Résistance en Saône et Loire" préparée et mise en scène par Jéremy Beurier.

Pour démarrer sa deuxième saison le Musée du Poilu consacrera un espace dédié à une exposition temporaire. Il présente : « Eté 44 - La Résistance en Saône et Loire » du Dimanche 19 Avril au Samedi 9 Mai 2009. Cette exposition sera préparée et mise en scène par Jérémy Beurier, collectionneur et passionné par cette période de l’histoire de la 2ème guerre mondiale.
Divisée en deux zones par la ligne de démarcation, la Saône et Loire fut très vite le théâtre d’actes de résistance tels que le passage de prisonniers de guerre évadés ou de Juifs en fuite en Zone Libre.
Jusqu’au Débarquement de Normandie, le 6 Juin 1944, des hommes et des femmes ont combattu clandestinement l’occupant allemand. Dès cette date les engagements se font en masse pour la lutte armée jusqu’à la libération.
Découvrez la vie quotidienne de ces combattants de l’ombre au travers de dioramas tels qu’un parachutage, une embuscade ou un sabotage; mais aussi des vitrines présentant des objets d’époque ou encore de nombreuses photos inédites.

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Quand je dis que la vie réserve bien des surprises, je sais bien que c'est un lieu commun...mais quand même !
En 1994, j'ai écrit, monté et joué une pièce : L'Alouette et l'Hirondelle avec la Compagnie du Val-Qui-Rit, dans le Calvados. Toujours dans le "cadre" des dettes familiales à épurer, intriguée par la vie et la mort des deux jeunes cousins de ma mère, entrés en résistance et morts en déportation. J'ai pu écrire ce spectacle grâce au jeune demi-frère de mes petits cousins et surtout grâce au témoignage de Roger Pindon, un ami d'André et Raymond, déporté avec eux et qui "en est revenu". Cet homme extraordinaire, m'a fait confiance et raconté très longuement l'histoire du groupe de jeunes résistants  du "Champ du moulin" à Montceau les Mines, tous voisins et amis d'enfance...

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     Pierrot Marcel André           Georges                Lucien  André  Georges               Claude
  Roger Pindon Raymond      dit "le Têtot"

"Il était vingt et trois quand les fusils fleurirent..." leur jeune vie, leur engagement, leur passion de la liberté, leur "inconscience" même les a tous conduit à mourir...Roger, déporté à 15 ans est revenu...il a gardé pour lui très longtemps, enfoui au plus profond, toutes ces actions "héroîques" que lui ne considère pas comme telles. Elles lui semblaient "normales" et issues de leur convictions profondes...

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Ce spectacle fut représenté en septembre 1994 à Saint Vallier (et oui, déjà!!!) devant les témoins et survivants de cette époque. Je pense que je n'ai jamais autant eu le trac que cette soirée-là...Venant de Normandie, nous venions jouer sur les lieux même des "événements" avec une histoire locale plus que sensible...Ce fut magique...impossible de se séparer après la représentation (et pourtant, souviens-toi Christian, du projecteur qui a explosé!!!) . Sur le plateau, il y avait un ancien tableau de classe, posé sur une sorte de chevalet et qui pouvait se retourner. Sur un des côtés, j'avais placé des photos de l'époque: tous ces jeunes gens, seuls, en groupe, juste avant la guerre quand leur vie était rytmée par les postes à la mine, les bals sous "les acacias" les soirées "à la grande maison" au son de l'accordéon ......
Et puis, dénonciation...arrestation...transfert à la prison de Chalon...torture...déportation pour tous, sauf pour un qui sera fusillé à la prison de Besançon...Ils avaient tous entre 15 et 20 ans...
Ce spectacle patronné par Jacques Vico tournera partout, notamment dans les collèges et lycées pour "illustrer" le concours annuel sur la résistance.

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Revenue à Montceau, installée à Gourdon, je prends du plaisir à aller chanter dans une chorale que fréquente une amie, à Marizy...(dirigée par Fabrice, mon futur "Jean Baptiste" de L'homme éclaté!). Et là, je rencontre Jérémy, un passionné d'histoire, collectionneur averti et qui se trouve être le petit fils de Roger Pindon! Sympathie immédiate (avant même d'ailleurs que je ne connaisse sa parenté). Je savais qu'il avait collectionné beaucoup d'objets et de documents sur la guerre de 14-18 et qu'il "était passé" à une collection sur la Résistance dans la région de Marizy! (Ma mère, après la déportation de ses cousins fut contactée par ce maquis et devint leur infirmière et "passeuse" de documents et d'armes...). Et voilà que Jérémy connaît Patrice du Musée du Poilu... La boucle est bouclée pour une amitié inconditionnelle entre l'équipe du Musée, Jérémy et le Théâtre du Passavent!!!

Posté par Y_S_L à 11:55 - Rencontres - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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