07 juillet 2008
Les gars de la marine (d'eau douce...)!
J'avais déjà un peu évoqué la folle tournée "en péniches" réalisée en mai 1994 avec "La Compagnie du Val-qui-Rit" d'Hérouville Saint Clair (Calvados). Après les tournées en roulottes, nous nous sommes lancés dans une autre aventure... le "Théâtre au fil de l'eau"... Adepte depuis 1986 de la navigation fluviale, pratiquée en famille et avec des amis, nous avons décidé, avec la Compagnie, de faire une "tournée" théâtrale avec Si Perrault m'était conté sur...le canal du Centre. Canal que je connaissais aussi bien du chemin (devenu route) de halage que par "pénichette"... Pari osé, mais pari gagné... Souvenirs inoubliables, coups de fatigue, bonheur total et partagé: 22 retraités, 4 "jeunes", 3 enfants et 5 "encadrants"... 5 bateaux loués aux "Canalous" du 1er au 10 mai. Le bus qui nous avait amené de normandie suivait avec les costumes, les décors et les accessoires; et tout le monde (Jean-Marie, chauffeur du bus compris) mangeait et dormait sur les bateaux. Nous avons, malgré la lenteur des déplacements sur l'eau (6km/h)...mené un "train d'enfer"...dont voici le programme:
Avant de retrouver plus de photos dans l'album Sur les planches / années 90, voici un petit aperçu de cette épopée:

5h30 du matin, tout le monde dort encore (halte fluviale de Génelard)

9H30, même jour, Barbe Bleue devant les collégiens de Génelard...

Côté artiste... Côté technique...
Depuis cette aventure je n'ai pas perdu le goût de l'eau (sauf dans mon verre...) et larguerai bientôt les amarres sur MON bâteau : "Lili Coquelicots".
09 juin 2008
Roulottes-Théâtre
Petit clin d'oeil et retour en arrière sur mes deux "passions ", les animaux et le théâtre (je ne sais dans quel ordre les mettre...) comme pour Bleu Horizon et l'Homme éclaté, il n'y a rien à faire, il faut que je mette en scène mes bestioles-bestiaux! toute la famille des fox (Lili et Mimile) a jouée et paradée dans le Ménage de Caroline ou le Divertissement Forain, l'airedale (Barnabé) dans Il n'y a plus d'enfants, et Ioska l'ânesse dans Les Brigands... Mais déjà en 1990 et 1991 et 1992, comme si jouer dans un théâtre ne suffisait pas, la Compagnie du Val-Qui-Rit s'était lancée dans une sacrée aventure (encore une!!!). Elle a sillonné trois années de suite les petites routes du Calvados et de la Manche, en promenant ses spectacles en...roulottes. Elle faisait la parade dans les villages, les cours d'école, sur les marchés et jouait le soir dans les salles municipales. On s'installait là où on pouvait...le confort n'était pas au top, mais on s'en fichait, l'aventure était grandiose, le plus jeune avait 6 ans , la plus âgée 79!!! (La Compagnie comptait une trentaine de membres). Et tout le monde dormait "à la dure", se lavait dans les toilettes des stades ou des campings , avait appris à harnacher et à guider des chevaux qui n'étaient pas des demi-portions!!!
Le "mien" à moi (d'emblée j'avais eut le coup de foudre pour cet Ardennais de 900kg de tendresse) s'appelait Uranus, et je ne laissais à personne le soin de le soigner, le bichonner et le tenir au licol... Comme avec Ioska je suis possessive (et elle en profite disent en ricanant mes amis...hein Coco??)
J'ai toujours eut la passion des chevaux de trait, mais le temps et le terrain nécessaire manque. J'ai juste "de quoi" pour mes ânes! Alors je me régale avec ceux des autres...
Je crois que nous étions un peu (beaucoup) foldingue de nous lancer et d'entraîner avec nous tous ces gens unis par la passion du théâtre mais pour la plupart déjà âgés. Personne ne l'a jamais regretté puisque nous avons persisté dans nos "folies" avec des "péniches-théâtre"...mais sur la photo, il y a un bien jeune homme, propriétaire des roulottes et qui nous avait suivi par plaisir dans nos pérégrinations: François, "notre" François si gentil, souriant et toujours disponible même pour assurer une figuration de dernière minute! François, nous pensons très souvent à toi,toi qui nous a quitté brutalement et si jeune, quelques années après... J'espère que là où tu es, il y a plein de chevaux de trait et que tu te reposes contre leurs flancs, le visage enfoui dans leur crinière comme tu le faisais "pendant les pauses"...














